Développement durable (par Thérèse Kiri)
Développement durable, développement durable, j’sais pas si vous avez remarqué les filles mais les mecs ont plus qu’çà à la bouche. Et que j’te grenellise à gauche et que j’te colloque à droite et que j’te processuce de Kyoto au centre… Bon, tout çà c’est bien gentil mais c’est pas très concret ; c’est même pas cret du tout comme dirait Maîtresse Nadine. Nous c’qu’on veut c’est pas des discours ou des promesses, c’est pas des colloques ou des grenelles, c’est des actes, des vrais, des fermes, des tangibles, des vigoureux, pas des saucisses plus ou moins consistantes qui se contentent de nous allumer la galette et, pour être franche, on est pas mal à s’impatienter grave !
Pourtant au début on était pleines d’espoir. C’est vrai qu’il est plutôt craquant le p’tit Hulot avec sa coupe de cheveux façon Dominique Voynet en camping au Larzac ; c’est vrai qu’avec son look repris d’justice rustique on aimerait le libérer carrément l’José Bové…
Mais hélas, telles des sœurs Anne on ne voit toujours rien venir !
Quant à celles qui attendent que Nathalie Kosciusko-Morizet leurs trouvent des ouvertures, autant les prévenir tout de suite : avec son air d’iceberg bcbg résistant à la fonte de la calotte polaire çà risque pas de l’faire, en tous cas dans des délais prévisibles…
Alors « Que faire ? » comme l’écrivait Lénine avant la révolution bolchevique. Moi votre amie Thérèse je ne vois qu’une solution : le Viagra ! Du Viagra bien bleu et remboursé à 100 % par la sécu, du Viagra partout dans les quiches lorraines, dans les galette-saucisse, dans la tambouille des délinquants sexuels prochainement libérables... Partout, jusque dans le thé de Chine de Claude Guéant, le pastis de Borloo ou le Suze-Cassis de Guaino.
Pas d’autre solution à l’avènement rapide du développement durable et qu’on ne vienne plus prétendre après que les trusts pharmaceutiques ne font rien pour l’épanouissement des femmes en général et le bonheur des alter-libertines en particulier !
